Accoyer, Accoyer,...Ah oui biensuuûûr!
C'est la Droite décomplexée, c'est ça?... Il n'a pas attendu Nico pour se décomplexer au sujet de l'homosexualité! A quoi bon espérer une Droite meilleure avec une telle tête d'affiche? (Toute
juste bonne à servir de cible aux fléchettes.) Une précision non négligeable (pour moi): je n'attendais rien de particulier de la droite durant la campagne mais aux vues de ces résultats électoraux
(la présidence de l'Assemblée Nationale), elle ne semble pas partie pour s'améliorer!
Rappels des dire de notre actuel Président de l'Assemblée Nationale (Pfff...*air désespéré*) durant le débat pour l'adoption du Pacte Civil de Solidarité (P.A.C.S.), finalement adopté, n'en déplaise à Bernard, le 15 novembre 1999.
Assemblée nationale
COMPTE RENDU
ANALYTIQUE OFFICIEL
Session ordinaire de 1998-1999 - 27ème jour de séance, 71ème séance
2ème SÉANCE DU DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1998
PRÉSIDENCE DE M. Raymond FORNI
vice-président
SOMMAIRE :
PACTE CIVIL DE SOLIDARITÉ (suite)
ARTICLE PREMIER (suite)
La séance est ouverte à quinze heures.
[…]
M. Bernard Accoyer *
Ce contrat sera terrible pour les faibles. En effet, dans un couple homosexuel, il y a toujours un dominant et un dominé
(Exclamations sur les bancs du groupe socialiste, du groupe communiste et du groupe RCV). Le fort, plus instruit, mieux conseillé, inscrira dans le contrat les dispositions nécessaires
pour qu'en cas de rupture, le faible n'ait que ses yeux pour pleurer. La situation sera pire lorsqu'il s'agira d'un couple avec enfants, car ceux-ci seront eux aussi malmenés. C'est cette
dégradation fondamentale de notre droit que nous entendons dénouer (Applaudissements sur les bancs du groupe du RPR, du groupe UDF et du groupe DL).
[…]
M. Dominique Dord
L'un de nos amendements propose que le contrat soit signé devant notaire. Voilà qui serait clair alors que pour l'heure, le Pacs
paraît une "patate chaude" que l'on se refile de la mairie à la préfecture au tribunal d'instance et pourquoi pas demain, à la direction des services vétérinaires.... (Vives protestations sur les
bancs du groupe socialiste, du groupe communiste et du groupe RCV)
M. Michel Françaix - C'est honteux !
M. le Président - Monsieur Dord, le mieux serait d'éviter la provocation.
[…]
M. Jean-Louis Bernard - L'amendement 842 tend à
remplacer les mots "physiques, quel que soit leur sexe" par : "de sexe différent". Dans notre subconscient, la notion de couple implique un homme et une femme. Ceci peut s'expliquer par nos
traditions judéo-chrétiennes : il est dit que Dieu créa l'homme et la femme, pour faire corps l'un avec l'autre et donner la vie. Mais nous sommes ici au Parlement, et la loi laïque républicaine n'a pas à faire référence à des considérations religieuses.Cependant la Cour de
cassation a toujours considéré qu'un couple est formé d'un homme et d'une femme. Je propose donc de la suivre en cela.
Mme la Présidente de la commission - Les amendements m'offrent l'occasion de réaffirmer clairement le sens du texte. Ce
sont pour beaucoup des amendements de dérision et je le regrette. La proposition ne permet aucune perspective sur la polygamie ou les associations à plus de deux : il s'agit de légiférer
pour les couples. Nous l'avons dit, un couple peut se composer de deux personnes de même sexe ou de sexe différent, et Mme Boutin elle-même a accepté cette double définition.
[…]
M. Bernard Accoyer
Je propose, par l'amendement 425, de réserver aux couples concubins hétérosexuels l'aide matérielle que prévoit le texte -6 ou
7 milliards selon Bercy-, car ce sont des couples en état de procréer, et donc de perpétuer la nation ainsi que la solidarité entre les générations. […]
M. Edouard Landrain - Non, je tiens à défendre le 900 corrigé qui a pour objet de limiter la fraude. Nous proposons pour cela que l'on vérifie si la vie de couple est effective
avant d'octroyer aux signataires d'un Pacs le bénéfice d'une imposition commune, étant entendu que la vie de couple, ce n'est pas habiter chacun chez soi et se retrouver de temps à autre
pour des câlins ! (Exclamations sur les bancs du groupe socialiste) Non, vivre en couple, c'est décider de faire sa vie ensemble, sous un même toit ! La vérification
que nous proposons est tout de même simple et après tout, l'administration se montre parfois assez tatillonne envers des gens qui sont dans le droit chemin et dans la bonne
santé morale ! (Protestations sur les bancs du groupe socialiste)
[…]
Assemblée nationale
COMPTE RENDU
ANALYTIQUE OFFICIEL
Session ordinaire de 1998-1999 - 80ème jour de séance, 206ème séance
3ème SÉANCE DU MARDI 30 MARS 1999
PRÉSIDENCE DE M. Arthur PAECHT
vice-président
SOMMAIRE :
MARIAGE, CONCUBINAGE ET LIENS DE SOLIDARITÉ -deuxième lecture- (suite)
M. Henri Plagnol - Pas du tout, puisqu'il s'en tient au choix entre union libre et mariage. Or il y a bien longtemps que des solutions jurisprudentielles ont été définies
pour les enfants nés dans le cadre d'union libre.
Je crois en tout cas qu'il nous faut oser parler de l' "homoparentalité", terme désormais connu du grand public. Je comprends très bien le
désir des couples homosexuels d'avoir des enfants. D'autre part, les progrès de la procréation médicalement assistée, le clonage et une certaine tendance à l'effacement de la différence sexuelle
nous permettent d'imaginer une société qui déciderait que la reproduction des générations n'est plus liée à la différence sexuelle. Je ne compte pas faire maintenant le tour de ce sujet
(Exclamations sur les bancs du groupe socialiste et du groupe communiste) mais je constate, après Jean-François Mattei, qu'à l'horizon du Pacs, il y a la remise en cause d'un
"modèle anthropologique naturel". Certains considèrent que, tout étant affaire de culture, il n'y a plus de place pour le droit naturel. Nous pensons au contraire qu'à l'heure où se produisent
tant de mutations, il est plus que jamais nécessaire de défendre cet ordre naturel et les fondements anthropologiques de notre civilisation.
En tout cas, il eut été plus honnête d'avoir ce débat maintenant, puisque nous l'aurons de toute façon un jour ou l'autre et puisque nous
sommes avec le Pacs plus dans le symbolique que dans la résolution de problèmes concrets -pour laquelle la reconnaissance du concubinage suffirait...
M. Patrick Bloche, rapporteur pour avis de la commission des affaires culturelles - Pas du tout !
M. Henri Plagnol - Vous privilégiez un ordre social fondé
exclusivement sur le "droit à la différence"...
M. le Rapporteur pour avis - A l'indifférence !
M. Henri Plagnol - ...L'individu n'étant plus responsable
que de lui-même !
M. Bernard Outin - C'est déjà pas mal !
……………..
La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance qui aura lieu aujourd'hui, mercredi 31 mars, à 15 heures.
La séance est levée à 1 heure 5.
Le Directeur du service
des comptes rendus analytiques,
Jacques BOUFFIER
* Les caractères en noir, ainsi que les différences entre les tailles du texte du compte-rendu analytique officiel, ont été rajoutés par mes soins.